L’œuvre se présente, frontale. Elle donne le sentiment d’une certaine gravité, une forme de retenue. Le geste, vertical, tend les surfaces. Pourtant, des plans paraissent s’avancer plus ou moins, en fonction des qualités propres à chacune des couleurs. De subtils mélanges de pigments se dévoilent, peu à peu, mais seulement à la lumière du jour. Michel Mousseau ne peint qu’à la lumière naturelle : pour lui, « la peinture est un hommage à la lumière du jour ». La lumière électrique fige, nie le temps et le lieu, interdit toute relation amoureuse de la peinture à la lumière.

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À la lumière du jour

Olivier Delavallade,
« À la lumière du jour »,
La Vie n° 3012, mai 2003.

© Michel Mousseau, 2015